Pour
en savoir plus sur Dominique ...
Il est de ceux qui arrivent à la fin
du jour et repartent avec la nuit venant chaque fois d'un quelque
part pour s'en aller vers un ailleurs. Ce nomade
invétéré comme il se définit, a pourtant
des lieux qui lui sont chers sans rien y posséder. Depuis plus
de vingt ans il n'a cessé de parcourir l'Asie, du Moyen-Orient
à l'Extrême Orient.
En 1976, il part pour un long périple
qui le mène des contreforts de l'Hymalaya jusqu'au Japon pour
étudier le bouddhisme. Aujourd'hui encore il en raconte ses
rencontres et sa découverte avec son documentaire " Au Fil des
Temples et des Pagodes "..... en 1980 il séjourne plusieurs
mois sur la frontière du Cambodge et de la Thaïlande dans
les camps de réfugiés khmers et rapporte un film
intitulé "Il était une fois le Cambodge ".En 1984 il
est le seul cinéaste français autorisé à
réaliser un film à l'occasion du Voyage du Pape Jean
Paul Il en Corée dans la circonstance grandiose (un million de
fidèles) de la première canonisation
célébrée sur les lieux où vécurent
les martyrs. Entre-temps, il effectue plusieurs séjours en
Thaïlande, en Inde et en Birmanie qui est alors très
fermée. C'est en Asie du sud-est qu'il revient toujours. Cet
espace où se rencontrent les divinités venues de l'Inde
et les sagesses apportées de Chine l'attire, le subjugue et le
fascine. Au sujet de L'Indochine comme la nomma si bien Conrad
Malte-Brun en 1810, Erwan BERGOT dans son très beau livre "
Sud Lointain" écrivait ces mots que Dominique GRANDVUINET aime
citer: "L'Indochine est une maladie dont on ne guérit pas, qui
s'apaise tant que l'on y demeure ".
Aucun de ses ancêtres ne vint jamais
en ces lieux. Cette passion est la sienne et n'appartient qu'à
lui. Il vous dira peut-être qu'un jour étant enfant il
trouva au fond d'un grenier un vieux livre de géographie jauni
par le temps et que l'ayant ouvert, le hasard lui offrit de
découvrir la carte du Vietnam. Ses yeux étonnés
lirent alors les mots de Cochinchine, Annam et Tonkin. Dés
lors il se promit un jour d'y aller, d'y partir. C'est en septembre
1993 qu'il arrive pour la première fois à Hanoi et ce
qu'il découvre correspond à l'imaginaire de son
enfance. Au terme de ce premier séjour au cours duquel il
traverse le pays du nord au sud, il décide de tourner un film
documentaire et demande aux autorités vietnamiennes la
possibilité de le réaliser... mais en 16 mm il lui est
répondu que cela est impossible car l'on ne peut pas
développer les pellicules sur place, cependant l'Institut du
Cinéma Vietnamien sensible à ce projet le contacte. Il
fait alors plusieurs déplacements (au total 19 séjours
pour la réalisation de son film) et un premier contrat de
coproduction est signé à Hanoi en Juillet 1995. Il faut
dés lors trouver des partenaires pour monter le budget. Deux
ans de démarches obstinées seront nécessaires.
Le Ministère des Affaires
Étrangères, La Région Poitou-Charentes, la Ville
de Lyon, le Conseil Général de l'Allier, l'Ambassade de
France à Hanoi, la Société ACCOR, les
Laboratoires LPH ,la Compagnie Vietnam Arlines et l'Institut du
Cinéma Vietnamien soutiendront ce
projet. Le film terminé sera
officiellement présenté à Hanoi le 21 Octobre
1998 en présence des autorités du Ministère
Vietnamien de la Culture et des représentants de l'Ambassade
de France. Dominique GRANDVUINET qui a écrit son commentaire,
l'a fait traduire en vietnamien par un éminent professeur
francophone de l'Université de Hanoi : Monsieur PHAM QUANG
TRUONG. Le film a donc déjà deux versions: en
français et en vietnamien et la Compagnie Vietnam Airlines est
intéressée pour réaliser une version
internationale en anglais.
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